LA FLAMME DE LA LIBERTÉ
par Vimala Thakar
J'ai cherché la Liberté dans les temples et les églises Dieu y était captif dans des cages faites de main d'homme.
J'ai cherché la Liberté dans la théologie et la philosophie,
la pensée y était gelée, la Vie y était de glace.
J'ai cherché la Liberté dans les révolutions de toute espèce,
les masses y étaient adorées,
l'Homme y était assassiné.
J'ai appris à travers mes errements que tout effort était vain.
J'ai appris par mes échec que toute recherche était vaine.
Finalement, je me suis tournée vers l'intérieur pour me reposer et me détendre.
Et voici que la Flamme de la Liberté était là, resplendissante,
Elle flambait claire sur la torche de l'Amour.
Une fraction de liberté.
Béatrice
Ce matin dans la niche de ma forêt,
la réponse se hisse de mon intimité qui se déploie.
Mon cerveau respire et donne place à la différence.
Je m’abandonne à l’écoute et m’installe
dans l’instant présent.
Oserais-je descendre plus bas dans mon intériorité.
Laissant dernière moi tant de passages marécageux.
Ma réalité, une fraction de liberté savourer.
(tous droits réservés)
Jouir la différence...
Béatrice
Je t’ai laissé m’approfondir,
un éternel offert.
Je t’ai laissé m’apprivoiser,
une précieuse félicité.
Je t’ai laissé découvrir mon secret,
t’en souviens-tu ?
Ce breuvage, au goût délicat d’une vie,
as-tu goûté la différence ?
Béatrice
(tous droits réservés)
La forêt.
Béatrice
La forêt, ma forêt,
le silence.
J'y vis,sereine.
Nous échangeons nos énergies,
immense et bienfaisante.
Nous nous mélangeons, en formant qu'un,
instant magique...
Merci.
Béatrice
(tous droits réservés)
Brume matinale.
Béatrice
Dans la brume matinale,
j’observe la lumière,
beauté infinie.
Petite Coccinelle.
Béatrice
Petite coccinelle tu t’installes sur ma nuque,
ne sachant qui tu es,
d’un geste questionnant je te chasse.
Outrée réalisant mon geste,
te pose doucement dans ma paume.
Tu es morte,... évanouie,…
je te magnétise avec légèreté, espérant.
Tu as repris ton souffle et entame ton périple
dans le creux de ma main .
Un petit envol, tu atterris dans ma chevelure,
gambade le long de mes cheveux,
tu t’y amuses.
Tu tâtonnes, cherches a poursuivre ton chemin,
te pose sur le lobe de mon oreille, tes
chatouillement en deviennent existant.
Ta ballade continue, et je t’observe monter et
descendre d’une de mes côtes à la suivantes.
Un temps de sieste bien mérité, avant d’achever
ton aventure.
Tu arrives au somment du vallon,
t’installes sur mon sein,
me caressent tranquillement, doucement.
Petite coccinelle, je ne te retiens pas,
nous avons vécu un moment sensible, soutenu,
éternelle ensemble.
(tous droits réservés)
Bien née.
Béatrice
Bien née certes, avec mes 64 ans, est venu le
moment de te raconter.
Dans ce monde là,
le faux semblant est de mise, avec des mimiques
grimaçantes et agaçantes, avec des airs
apprêtés, des faux semblant, ils dissimulent
leurs émotions, pour mieux paraître.
J’entends parler d’éducation, il faut apprendre
les bonnes manières, les règles de politesse,
on m’initie à me tenir en société.
Ma personnalité est ignorée, mon regard
esquivé, ma conversation escamotée, ma maladie
ignorée, ma souffrance engloutie.
Dans ce chaos fait d’une armure stricte et
réglementée, il me faut échafauder ma vie,
construire mon édifice, me structurer.
Tentée de cacher mes origines, est ma règle
absolue, baignée par un sentiment
d’incertitude, de questionnement.
Avec un mélange de honte, de confusion et
de remords.
Mon regard se pose dans le lointain, vers un
horizon à atteindre.
C'est le voyage intérieur
qui devient mon mode de vie,
voyage indispensable à ma survie.
Béatrice
(tous droits réservés)
Caresse d'une femme.
Quel que soit votre nom poétique et magique par excellence, vous honorez la fonction qui vous est demandée,
avec panache, ardeur, bravoure, force
et humour...
Vous accomplissez en outre, les qualités que l'on vous prête à juste raison.Les écrivains, les poètes et ceux qui vous entourent dans le quotidien, sont les mains qui vous aiment, vous soignent, vous photographient avec bonheur et talent.
En remontant les temps les plus anciens, vous avez un arbre généalogique hauturier car dans la nuit des temps vous étiez déjà présents.
Que le cheval "ailé", la Licorne magique et tous ceux qui parcourent avec vous les landes et forêts mythologiques soient vos compagnons d'hier,
de maintenant et demain.
Caresse d'une femme qui aurait aimé vous avoir comme compagnons dans cette vie...
Sylviane.
(tous droits réservés)
Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix
qui peut exister dans le silence.
Texte trouvé dans une vielle église de Baltimore en 1692 . Auteur inconnu.
Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité ; et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont aux aussi leur histoire.
Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne vous comparer avec personne: vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux.
Il y a toujours plus grand et plus petit que vous.
Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.
Soyez toujours intéressés à votre carrière, si modeste soit-elle ; c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.
Soyez prudent dans vos affaires ; car le monde est plein de fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d'héroïsme.
Soyez vous-même.
Surtout n'affectez pas l'amitié.
Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe.
Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères.
De nombreuses peurs naissent de la fatigue de de la solitude.
Au de là d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même.
Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici.
Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.
Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âmes.
Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses,et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.
Prenez attention.
Tâchez d'être heureux.
Texte trouvé dans une vielle église de Baltimore en 1692 . Auteur inconnu.
Pitchoun, mon ami.
Béatrice
Pitchoun, mon ami,
complices nous étions,
alliés dans le travail et
compagnons dans le plaisir.
Te contempler était ma joie,
tu m'observais à ton tour.
Tu m'a appris à rester humble,
lorsque je m'adressais à toi,
alors simplement tu donnais avec ta belle douceur,
ta bienveillance et ta sensibilité sans limite.
Tu donnais aux plus fragiles parmi nous, et avec
ce don, leur apportait ce qu'ils avaient besoin
au moment.
Ensemble, nous étions en paix.
(tous droits réservés)
Sentiment.
Béatrice
Mon sentiment premier,
la peur, le questionnement.
Les abeilles vont elles m’assaillir ?
Comment les aborder ?
A les observer,
elles semblent occupées,
affairées par leurs taches.
Ce sont elles qui ont peur de moi,
je suis l'étrangère.
Aujourd’hui, j’apprends.
Le monde des abeilles,
est fascinant,
impressionnant d'organisation,
de méthode de travail,
d'activité incessante.
Elles dégagent
une belle force et une grande volonté.
(tous droits réservés)
Un Poitevin - Un Destin
Céline.
C’est un samedi d’avril 2006 ; la matinée est ensoleillée mais un peu fraîche : temps idéal pour faire du cheval.
En arrivant devant l’écurie, je remarque une nouvelle tête. Curieuse : j’ouvre la porte du box, l’animal avance doucement. Admirative devant sa beauté, sa puissance, son calme, sa curiosité,… je m’interroge sur la race de ce grand poulain noir qui se somme Quibus des Prés
C’est un « Mulassier-Poitevin » : je n’ai jamais entendu parler de cette race.
Intriguée, et n’arrivant pas à détourner mon regard de ce cheval, je décide de le lâcher en carrière avec moi sans vraiment savoir ce qui allait se passer.
Je marche, je l’ignore…
Je soupçonne une présence derrière moi. Il est là, me sent, me donne de tout petits coups de tête jusqu’à ce que je daigne faire attention à lui. Je le caresse, lui parle, il ne bouge pas…
L’envie de poursuivre ce moment me pousse à marcher et à ma grande surprise ; il me suit. Je m’arrête, il s’arrête ; j’accélère, il accélère. Je suis envahie d’un bien être, d’une légèreté et sans m’en rendre vraiment compte je me mets à courir et à son tour il se met à trotter en jouant. Il est connecté à moi et ce moment reste inoubliable.
Quibus est rapidement reparti de l’écurie….
En septembre 2006, une chute de cheval m’immobilise une longue période pendant laquelle mes pensées ne cessent d’aller vers le « Mulassier Poitevin ». Je me mets en quête d’informations sur cette race et je me retrouve rapidement dans l’Allier à visiter l’Elevage des Sapins.
Dès mon arrivée, je tombe sous le charme de ces chevaux dits « lourds » mais d’une élégance incroyable. Ils se déplacent avec une légèreté déconcertante ; approchent en voyant l’humain ; ne sont pas avares de caresses ; ont la capacité de savoir ce que l’on ressent.
Quand Béatrice me demande comment j’ai connu le Poitevin, je lui évoque ma rencontre avec Quibus. Tel ne fût pas mon étonnement quand elle m’annonce qu’il est là, à l’Elevage des Sapins pour débourrage : plus d’un an après et en ayant changé de propriétaire ! J’ai vécu cet instant comme un signe du destin et depuis, pas une journée ne passe sans une pensée pour les Poitevins.
(tous droits réservés)
Eternelle rêveuse, marchande d'utopie,
semeuse de bonheur...
Fracasser vos crânes à coup de rimes est mon
passe-temps favori !
Mon plus fol espoir ? Construire une planète plus
harmonieuse, où la chaleur des mots apaiserait la
froideur de nos maux...
J'y travaille, tel le petit colibri, en mettant
un peu de poésie dans votre vie.
Angélique
LA PEINE
La peine s'empare d'un coeur à la dérive,
et le pique si fort qu'il hurle sa douleur.
Le laissant délaissé, impuissant, sans couleur.
Du bonheur, à jamais, éloigné de ses rives.
La peine se vit telle la mélancolie
Du poète fragile, rongé par ses larmes,
Délaissé par sa muse, envoûté par ses charmes
Qui l'attirent et le poussent au fond de sa folie.
La peine est amère, sentiment éphémère
Qui s'endort chaque soir, s'éveillant le matin
Afin de nous vêtir d'un manteau de chagrin.
La peine s'immisce tout au fond de la chair,
Haineuse, lassée elle se fige de gel
Et la torture tant qu'elle en devient mortelle.
Angélique THIAULT
(tous droits réservés)
blog : thiaultangelique.blogspot.com
Petit matin.
Béatrice
Aux Sapins, petit matin,
entre l’odeur de la résine et
la symphonie des oiseaux,
c’est le respect qui s’installe et s'impose.
(tous droits réservés)
L'abondance de sa crinière.
Jérôme
L'abondance de sa crinière et de ses fanons présente,
avec l'énergie paisible qui le parcourt de la croupe à l'encolure,
l'accord rêvé de l'élégance et de la rusticité.
Son intelligence naturelle le prédispose
à la fois à la sociabilité et à l'indépendance.
Il s'attelle et se monte aussi bien, et,
lorsque nous le menons sur nos chemins ou dans nos villes,
à nos allures c'est bien lui qui nous mène,
dans l'étonnante alliance de sa sérénité et de sa puissance.
(tous droits réservés)